Mar 172015
 

womdayLe 8 mars, Journée Internationale des Femmes, l’Union des Comités des Femmes Palestiniennes exprime notre solidarité et notre engagement dans la lutte commune à tous les activistes et militants pour la liberté autour du monde qui affrontent les forces du colonialisme, de l’exploitation, de l’occupation, de la discrimination et du racisme et qui luttent pour la liberté, l’égalité, la justice et la dignité ; à ceux qui défendent l’autodétermination des peuples, la souveraineté sur leurs ressources et leurs aptitudes, et la libération de toutes les formes d’oppression ; et à ceux qui cherchent la paix véritable avec la justice.

En ce Jour International des Femmes , les droits des femmes de par le monde sont violés de nombreuses manières : par des guerres et des conflits armés, par le pouvoir et l’oppression du racisme ; par les forces réactionnaires dans beaucoup de régions, y compris dans le monde arabe, où de telles forces ont l’appui de l’impérialisme pour tirer profit de leurs objectifs coloniaux clairs pour le contrôle des peuples et de leurs ressources. L’impérialisme dans notre région a eu comme conséquence un nombre croissant de victimes de ses politiques et toujours de plus de risque pour les vies des populations, particulièrement des femmes et des enfants.

En Palestine, qui est toujours sous le joug du colonialisme sioniste , le mouvement sioniste cherche à proclamer sa « démocratie » et sa « progressivité, » mais en réalité il est engagé dans une mission de racisme, de meurtre, de destruction et de criminalité. Les femmes palestiniennes luttent pour la liberté de leur peuple, et leur message est un message d’insistance sur la liberté et le refus de compromettre nos droits, nationaux ou sociaux, et continue ainsi leur lutte légitime pour les droits nationaux inaliénables du peuple palestinien, le droit du retour des réfugiés palestiniens, le droit à l’autodétermination, à la pleine souveraineté, et le droit à Jérusalem en tant que capitale d’un état palestinien indépendant. En même temps, les femmes palestiniennes luttent pour la pleine égalité dans tous les domaines économiques et sociaux, mettant fin à toutes les formes de discrimination contre elles dans les domaines légaux et sociaux et dans le développement des lois en conformité avec des conventions internationales confirmant les droits des femmes.

Le 8 mars 2015 vient pas longtemps après des mois d’une agression barbare lancée par « Israël » dans la Bande de Gaza, tuant plus de 2260 martyrs dont beaucoup de femmes et enfants, détruisant des dizaines de milliers de maisons et déplaçant des centaines de milliers de personnes. Presque 100.000 vivent toujours sans un abri approprié, alors que le siège sur Gaza s’est resserré, conduisant à une autre aggravation de la santé, des conditions sociales et économiques de nos populations. En Cisjordanie, l’occupation pratique sa stratégie pour le contrôle de toute la Palestine par la répression brutale de notre peuple, par la confiscation continue de la terre, par les démolitions d’habitations, les invasions militaires, le ciblage de nos populations pour les arrêter, les tuer et les blesser. Le nombre de prisonniers palestiniens en prisons israéliennes a monté jusqu’à 6500, y compris les 22 femmes et les environ 200 enfants, souffrant des dures conditions de détention et des nombreux abus commis contre les prisonniers, en particulier parce qu’Israël refuse de les reconnaître comme prisonniers de guerre sous les conventions de Genève. Simultanément, le projet de judaïsation de Jérusalem continue, de même que les assauts racistes contre nos populations dans les terres occupées de 1948 et l’intensification de la discrimination et de l’oppression, et le mur de l’apartheid continue à être construit, intensifiant le racisme et la ségrégation en Palestine.

Dans la Diaspora, plus de la moitié des Palestiniens souffrent en tant que réfugiés, particulièrement ceux déplacés des camps en Syrie et particulièrement dans le camp assiégé de Yarmouk. Les réfugiés palestiniens au Liban font face à des conditions extrêmement difficiles qui sont devenues encore plus graves après que des dizaines de milliers de Palestiniens et de Syriens fuyant la Syrie sont arrivés dans les camps surchargés au Liban.

Tout ceci ne fait que confirmer que le peuple palestinien fait face à une stratégie criminelle du colonialisme et exige que le monde agisse pour arrêter ces crimes, en appliquant le droit international et en tenant l’état sioniste et ses criminels de guerre responsables de leurs crimes contre le peuple palestinien.

L’Union des Comités des Femmes Palestiniennes salue le 8 mars cette année et souligne ce qui suit :

· La continuation de la lutte des femmes palestiniennes pour la liberté et l’autodétermination jusqu’à ce que nous réalisions nos droits nationaux ;
· La nécessité de s’opposer à tous les crimes et violations des forces d’occupation contre les femmes palestiniennes ;
· L’intensification du boycott d’Israël, du désinvestissement, et des sanctions ;
· La lutte pour l’unité avec une vraie stratégie nationale pour affronter l’occupant et pour soutenir l’immuabilité du peuple palestinien ;
· L’urgence de la levée du siège sur la Bande de Gaza et de la reconstruction ;
· La nécessité de libérer les prisonniers palestiniens et de forcer Israël à appliquer les conventions internationales à leur traitement, en particulier les conventions de Genève ;
· L’importance de développer les structures sociales et économiques palestiniennes pour protéger les droits des femmes et des enfants et pour défendre l’égalité des femmes, en conformité avec les conventions internationales signées par les responsables palestiniens, et pour en terminer avec toutes les formes de discrimination contre les femmes ;
· La nécessité d’affronter les forces réactionnaires qui pratiquent la terreur contre le peuple, particulièrement les femmes, par l’utilisation de la religion, et la promotion d’une orientation politique progressiste et démocratique.

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